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16/02/2014

La lignée - Guillermo Del Toro & Chuck Hogan

La lignée t.1


Résumé : 

Aéroport JFK, New York. Le professeur Ephraïm Goodweather, spécialiste en épidémie, est appelé d'urgence : tous les passagers d'un avion en provenance de Barlin viennent d'être retrouvés morts. Le seul indice retrouvé à bord de l'appareil est un colis non-enregistré, une étrange caisse noire remplie de terre. Un cerceuil.

Edition : Pocket





Mon avis : 

"Guillermo Del Toro", ce nom est surement famillier pour certains : normal étant donné qu'à la base, ce n'est autre que le rélisateur des films "Le Labyrinthe de Pan" ou plus récemment "Pacific Rim". Bien sûr il a aussi scénarisé les films du Hobbit, mais je vais me taire là-dessus, je ne suis pas critique de films, bien que...
Ahem, bref ! Donc je n'ai découvert que très récemment "La lignée", un thriller plutôt sombre et apocalyptique.

Au niveau de l'écriture, on voit bien au niveau de la présentation des scènes par exemple, qu'il y a quand même un passé de storyboard, aussi bien dans la présentation que dans la manière d'écrire ( Du style "Ruelle sombre - Chicago - 18h30" ) mais cette remarque n'est pas forcément objective : si je ne savais pas que l'auteur était réalisateur, l'aurais-je remarqué ? En tout cas, il est quasiment sûr que ce roman a été fait en projection d'une future adaptation cinématographique, et en effet, après une courte recherche, une série télévisée serait éventuellement prévue.

Globalement c'est très visuel, imagé, mais également dynamique : l'action est prenante, on ne s'ennuie pas, ou très peu. L'ambiance possède un rôle assez important, ce mélange de tension, action et de drama risque de s'effacer après une longue pause lors de votre lecture, choses plutôt regrettables. L'histoire en elle-même est vaguement cliché ( comme beaucoup de livres traitant d'une invasion de créatures quelconques ) cependant, elle reste originale de par sa perception du phénomène, de ses personnages aux caractères tout sauf plats, ainsi que de la nature des envahisseurs en eux-mêmes, qui jouent un rôle aussi important que celui d'un acteur secondaire. Une autre chose que j'ai pas mal appréciée dans l'ouvrage, c'est l'aspect historique. Bien que le phénomène soit parfaitement du domaine de la fiction, la présence de références à la culture juive donne de la profondeur au scénario, ainsi qu'un côté plus réel.

Il y a un certain nombre de personnages secondaires, aussi, l'histoire est racontée du point de vue de chacun d'entre eux, au fur et à mesure des chapitres. Les protagonistes sont vraiment attachants et le fait qu'ils soient tous différents, aux idéologies et divers horizons les rend prenants et complets.

 Comme on pourrait s'attendre d'un thriller avec des taches de sang sur la couverture, l'ensemble est assez gore ( du style : interdit aux moins de 16 ans, facile ) et extrêmement détaillé. Attention, quand je dis "gore", ça ne veut pas dire qu'il y a des petites effusions de sang de temps en temps. Pas mon style de dire ça, mais il faut faire gaffe à ce genre de choses !
Bref ! Ceci étant, cette violence ne fait qu'apporter plus de réalisme, et contribue à l'ambiance du livre.

Bref, ce premier tome est intense, badass, et prenant. Le lire ne changera pas votre perception de la vie, mais vous fera passer un bon moment, et c'est déjà ça !


Ma note : 07/10 


Dwiin


14/12/2013

Blood+ - Asuka Katsura

Tomes 1 à 5

Résumé :


Saya Otonashi est une jeune lycéenne sans histoire d'Okinawa. Son seul problème dans la vie , c'est de souffrir d'amnésie et de n'avoir aucun souvenir au-delà d'un an. Mais un jour, sa vie se trouve bouleversée par sa rencontre avec Hagi, un énigmatique violoncelliste ! Un combat sans merci va s'engager entre les humais et les vampires !



Mon avis :


Blood +, un manga que j'ai lu il y a assez longtemps, mine de rien ! J'avais d'abord vu l'anime avant e m'attaquer à la version papier, et même si l'histoire diffère sur certains points, la trame principale reste la même, il me semble ( Ça fait un bail depuis l'anime, quand même ). Toujours est-il que Blood+ était d'abord " Blood the last vampire", un roman de Mamoru Oshii ( Ghost in the Shell ), puis est adapté en l'anime Blood+ qui, à son tour, est adapté en manga éponyme.

Saya est donc une fille comme toutes les autres ( oui, oui, ça devient lassant ), excepté un soucis de boulimie aggravée ainsi que d'une curieuse amnésie . Dans une famille d’accueil  composée d'un papa gâteau, d'un petit frère tout mimi et d'un grand frère ( que je trouve particulièrement sexy ), ou bonne humeur et vacherie règnent, elle mêne une vie parfaitement normale... Jusqu'au jour ou elle rencontre dans le plus grand hasard un jeune homme du nom de " Hagi " ( que je trouve particulièrement sexy ) remet en question sa vie, et entraîne sa mémoire perdue vers un passé pas franchement rigolo ou se mêlent guerre du vietnam, monstres antiques et expériences scientifiques douteuses à la Umbrella.

D'abord : le superficiel. Il y a de super jolies pages colorées en début de chaque tomes, de bonne facture qui plus est : un détail peut-être, mais tellement peu présent de nos jours. Les dessins sont sympathiques, arrondis et modernes. L'action se révèle facile à suivre et pas trop brouillon : rien que pour le plaisir de nos mirettes. L'ensemble est, en résumé, de bonne facture.

Bon, bien sûr, je ne vais pas vous le cacher : l'histoire n'est pas vraiment formidable. Bien sur, le bouquin n'est pas une coquille vide, et soulève partiellement la question de l'humanité : sa nature, son destin... Et finalement, quand on ne cherche pas dans l'intellectuel, la lecture reste très acceptable avec suffisamment de DRAMA et d'amour tragique ( traité quand même en second plan ) pour nous tenir en haleine et nous pousser à finir la série, qui se conclue d'ailleurs d'une très belle manière. Si vous êtes à la recherche d'un scénario plus poussé, je vous conseille plutôt l'anime mais surtout le roman !

L’héroïne est très attachante, un peu bête, des fois badass, mais reste assez loin de la niaiserie tout en étant touchante. Le chara-design est pas mal géré, notamment pour les "vampires", trèèèès loin des normes d'aujourd'hui ! Beaucoup de personnages secondaires sont attachants, les méchants provoquent, tout est correct de ce coté là.

Blood+ ( à ne pas confondre avec Blood-C, c'est toootalement différent ) est un manga très sympathique à lire au coin du feu ou près du sapin de noël : si vous êtes à la recherche d'action et de drama, vous serez on ne peut plus ravis !

Ma note : 6,3/10


Dwiin

28/11/2013

Les 12 royaumes (t1) - Fuyumi Ono

Tome 1 : La mer de l'ombre

 

Résumé : 


Par-delà l'ombre de la lune, un monde extraordinaire attend d'être découvert : le monde des 12 royaumes. Un monde peuplé de créatures fantastiques et où chaque être a sa place. Un monde régi par douze rois, chargés de faire régner la loi et la justice. Qu'un seul d'entre eux renie son destin, et l'harmonie sacrée des 12 royaumes sera rompue. Viendra alors l'heure du chaos...



Mon avis : 


Mon tout premier roman nippon ! Car oui, si vous ne l'aviez pas deviné, ce petit ouvrage n'est pas un manga, bien qu'il possède le même format, ainsi qu'une joulie couverture toute en couleurs. Aussi invraisemblable que celui puisse paraître, c'est une prof de français qui m'a fait découvrir ce petit bouquin, comme quoi...

Bon, ma lecture date un peu, cependant je pense me souvenir du plus important, juste ce qu'il faut pour que vous puissiez vous faire une petite idée du machin, parce qu'il faut dire que la quatrième de couverture est pas vraiment explicite.

Nous sommes donc en compagnie de Yoko, japonaise très classique, dans un cadre familial et scolaire très classique. Il faut savoir, avant de juger trop rapidement les différents personnages que l'on voit au début, que le Japon est une société extrêmement pudique, bourrée de codes sociaux et de manières très strictes. Aussi, il est impératif d'être bien vu en société, sous peine d'attirer la honte sur sa famille ou son école.

Autant dire que la Yoko qui se ramène avec ses cheveux rouges ( naturels ), ça passe pas inaperçu, et c'est pas forcément très très bien vu. Elle a donc quelques soucis avec cela, en plus d'un flagrant manque de personnalité, ce qui limite évidemment son intégration parmi ses camarades. Dans son quotidien lassant, il va -bien évidemment- arrive un élément perturbateur : un jeune homme qui vient la chercher dans les couloirs de son lycée : ils doivent se dépêcher,un danger approche... Et la jeune fille finit, par diverses situations antérieures, à tomber dans un monde inconnu, aux coutumes étranges, le tout situé dans un univers chinois moyenâgeux.

Un résumé un peu plus parlant, donc...
Un des trucs les plus choquants, c'est le fait que le roman soit construit de la même façon qu'un manga : je m'explique. La narration est semblable, petits monologues courts qui rendant compte de la situation ( et qui sont parfois inutiles, et disons-le, chiants de temps en temps ), beaucoup d'onomatopées, notamment dans les combats, les dialogues se maintiennent brefs ou/et servent de prétexte à présenter un lieu, ou une situation au lecteur, qui ici est considéré comme un lent de la cervelle.
Cependant, les descriptions sont vraiment bien faites et je ne m'en suis jamais lassée, on parvient très facilement à imaginer les paysages, l'immersion est donc totalement réussie, pour ma part.

Bon, on relèvera quelques incohérences dans le tome, du style "Je reconnaissais les constellations que j'avais passé tant de temps à observer" et quelques chapitres plus loin "Je ne connaissais aucune de ces constellations, des toutes façons je ne m'y étais jamais intéressée ", un peu dérangeantes si on les trouve. Il y a également le changement de caractère de l'héroine beauoup trop brusque, passant de totalement naïve et inactive à totalement BADASS. Cependant une fois accoutumé, cela ne dérange plus vraiment, mais ce n'est qu'a plus de la moitié du livre que j'ai réussi à m'attacher à Yoko, qui me tapait sur les nerfs la plupart du temps.

Bref, mis à part la malchance évidente de la demoiselle, le livre possède tout de même une intrigue très sympa, et qui éveillera votre curiosité au plus haut point, tout cela se terminant par un cliffhanger de malade. Je trouve à ce petit bouquin un certain cachet, surement lié à ce mélange entre manga et littérature, bizarre certes, mais osé, dans le bon, ou le mauvais sens du terme.


Ma note : 6,5/10



Dwiin

24/11/2013

Tara Duncan (t1) - Sophie Audouin Mamikonian

Tome 1 : Les sortceliers


Résumé : 

Tara Duncan vit tranquillement dans une grande maison avec sa grand-mère. Son ami Fabrice à qui elle confie tout, part dans un autre pays. Le lendemain, la maison de sa grand-mère est attaquée par les Sangraves : des mages venus de cet autre pays. Mais que veulent-ils ? 
Tara doit rejoindre cet autre pays, qui s'avère être un monde magique, pour être en sécurité. Malheureusement, de nombreuses personnes en veulent à son pouvoir et Tara s'engage à retrouver les sortceliers disparus.


Edition : Pocket
Collection : Pocket jeunesse


Extrait : 



" Le sortcelier eut l'air ennuyé
- Mmmmoui, bon, nous verrons ça plus tard. Pour le moment, commençons par le commencement, parlons des bases. Il existe dans l'univers un grand nombre de peuples vivant plus ou moins en bonne intelligence les uns avec les autres. Comme les humains,  ces peuples ont des enfants, des parents, des grands-parents, des arrière-grands-parents, des arrière-arrière-grands-parents. L'ensemble des races vit assez longtemps, vois-tu. Les besoins essentiels et les contraintes sont les mêmes partout. Se nourrir, dormir, manger, étudier/

Là, Tara était en terrain connu. Elle interrompit le mage.

- Vous avez des collèges de sortceliers, comme à la télévision ?"



Mon avis : 


Pour la petite histoire : 

Tara Duncan a été écrit avant Harry Potter mais a été publié après et peu donc, pour certains, passer pour une pâle copie ou un plagiat tout simplement. Les éditeurs de Sophie A Mamikonian n'ont pas voulu la publier " ouais, les sorciers, les dragons et les autres mondes, ça marchera jamais !" peu de temps après, Harry Potter est publié et c'est juste explosif, tout le monde en parle ... Les éditeurs reviennent vers Sophie A Mamikonian et la publient. 
Donc, s'il-vous-plaît, je sais que ça ressemble sur bien des points à Harry Potter mais n'oubliez pas que ce livre avait été présenté avant aux éditions. 


Bon alors, que trouvons-nous dans ce livre ? : Des dragons, de la magie, des méchants, des jeunes, une monarchie, des pégases, des spachounes, des kakdents, des mooouuus, des brrraaas... Enfin vous voyez le topo : un univers déjanté ! 

Le scénario est bien, l'héroïne part dans une quête, le vilain méchant en a après elle. Bien mais commun, non ?

Les descriptions et les blagounettes sont les "+" de ce livre. Les paysages ont l'air magnifique, le château qui s'amuse à jouer des tours aux visiteurs, les oiseaux qui sont tellement narcissiques qu'on les attrape à l'aide de miroirs. Tout ça est vraiment amusant.

On découvre une petite fille d'une douzaine d'années avec un don pour la magie, des dragons avec des noms à douze syllabes au minimum, oui, vraiment.


En fait, je n'ai pas énormément de choses à dire.

- C'est parfois un peu trop long
- Tara est très intelligente mais parfois barbante
- Le méchant est un peu troooooop vilain
- Les jalousies quant à son pouvoir attirent les problèmes
- Les quiproquos sont très présents et généralement, très amusants. 




Ma note : 07/10 




Astrée


02/09/2013

Le roi des ronces - Yûji Iwahara

Tomes 1 à 6


Résumé :


De plus en plus de personnes, tout comme Kasumi, sont victimes du virus Medusa, une maladie qui calcifie les cellules du corps. Choisie pour faire partie d’un programme scientifique, elle est séparée de sa soeur jumelle Shizuku, afin d'être cryogénisée pour se réveiller une fois un remède trouvé. Le réveil du coma artificiel dans lequel elle et 159 autres personnes ont été plongées va être brutal: confrontés à un environnement hostile inattendu, rongés par la maladie, poursuivis par des bêtes féroces, peuvent-ils seulement espérer survivre ?




Mon avis :


Vous devez croire que ne lis que des mangas, hein ? Bande de salades.
Mis à part cela, aujourd'hui on se penche sur un shônen !
On est embarqués ici dans un survival un peu futuriste mais pas trop.
A vue de nez, le scénario paraît classique : Une méchante maladie ravage le monde, une séparation tragique, une héroïne torturée... Ca, je ne le nierait pas !

Cependant, contrairement à la plupart des survival suivant cette formule, la maladie en question n'est pas la zombification ! ( Enfin ! ) Le vilain petit virus transforme peu à peu les gens en pierre, mais au fur et à mesure de l'histoire, on verra que ce n'est que la partie visible de l'iceberg, et que c'est vraiment, vraiment plus énorme que ça.

Niveau personnage, je n'aime vraiment pas Kasumi, elle inspire plus une triste pitié qu'autre chose.
Par contre, Marco, le perso' secondaire, est extrêmement charismatique, il change du jeune homme frêle et pâle auquel le genre manga nous a habitué, et il y a enfin des muscles, des tatouages, pas de barbe cependant ( dommage... ) On s'y attache très vite, on l'adore, parce que : "Il est quand même vachement classe". Ensuite viennent les autres personnages secondaires, ils sont tous plutôt bien foutus, chacun opposés aux autres, aussi bien physiquement que mentalement, une vraie bouffée d'air frais !

Le style de dessin est assez particulier, très carré et brut, il me donne un peu l'impression que la plume "taille" le papier comme un marteau taillerait la pierre. Au niveau des visages, rien à redire sur les expressions, mais celui de Kasumi est en contraste avec le reste du manga, très rond et avec de gros yeux... Non décidemment je ne l'aime vraiment pas !

L'atmosphère de la série est assez particulière, on est dans le futur, mais pas trop, le début va extrêmement vite, et puis c'est le mystère total. Les pièces du puzzle s'enchaînent de manière naturelle... Et il y a des saloperies de dinosaures ! On sent, sur le coup, que l'auteur ne s'est privé de rien !

Jusqu'au tome 5, tout est bien, tout semble parfait et alléchant, et puis...
Et puis vient le tome 6. Le dernier tome.
Ah, je n'ai jamais été autant déçue par une fin, et pourtant j'en ai lu pas mal. Le ton change totalement, il passe au sentimental. Dans certains cas isolés, je ne dis pas que c'est une chose négative, mais le fait est que cela brise totalement la magie, le mystère, la noirceur de la série, un choix absolument regrettable. L'auteur semble bâcler l'aboutissement, et j'en suis venue à regretter de ne pas m'être arrêtée au 5ème tome.

Mais évidemment, c'est avec ce dernier tome que le scénario se boucle, et les éléments apportés valent le coup de le lire. En définitive, Le roi des ronces est un très bon manga que la conclusion entraîne vers le bas, mais je ne peut que le conseiller, son intrigue est géniale et vous tiendra en haleine jusqu'à la dernière page.

Ma note : 08/10


Dwiin